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L’analyse du risque

La prévention des risques est un domaine « justiciable » de l’analyse systémique. Les apports de la théorie des systèmes dans les réalisations humaines, dans les analyses fonctionnelles, dans la définition et la maintenance des systèmes technologiques complexes peuvent bénéficier à de nombreux autres domaines. Cela suppose que les décideurs puissent dialoguer avec les spécialistes.
Cet article indique les grandes lignes de cette démarche vers la maîtrise de la sécurité.

 

1    L’analyse du risque n’a pas grand sens si, avant même de commencer, l’on ne précise pas le domaine concerné. L’identification de l’origine des risques et l’appréhension de leur genèse sont nécessaires à la prévention. Par sa polyvalence et sa rigueur, l’outil de l’analyse systémique peut contribuer au succès de nombreuses réalisations existantes ou à venir.
2    Les missions ou les fonctions dévolues au système, pris dans son ensemble, sont décrites avec précision. Les contraintes mutuelles entre le système et son environnement sont inventoriées, précisées et transformées en paramètres quantifiables ou probabilistes.
3    Le système à sécuriser est décrit avec soin, décomposé en sous-systèmes et sous-sous-systèmes...jusqu’aux composants élémentaires susceptibles d’influer sur sa sécurité de fonctionnement.
4    Pour chacun des niveaux de décomposition du système, les missions et fonctions sont décrites et définies par des paramètres quantitatifs visant à préciser les interactions et les échanges :
·    du système avec son environnement,
·    des sous-systèmes et sous-sous systèmes entre eux.
5    Cette étude s’inscrit dans le long terme. Elle doit prendre en compte les aspects connexes tels que la maintenance, les modifications et le support logistique pour tenter de bien appréhender la totalité des risques.
6    Il est nécessaire de bien distinguer les risques auxquels le système sera exposé de ceux auxquels il exposera son environnement.
7    Les interdépendances, les contraintes et les échanges doivent être examinés et autant que possible quantifiés, et ce, quelle qu’en soit la nature. (Mécanique, thermodynamique, physico-chimique, électromagnétique, météorologique, géographique, informationnelle, informatique, opérationnelle, logistique, économique, etc ).
8    Pour chacun des niveaux de décomposition, les modes potentiels de défaillance sont recherchés, répertoriés et décrits. Aucun mode de défaillance ne doit échapper à l’analyse, que l’origine en soit externe ou interne, accidentelle ou provoquée, présente ou potentielle.
9    Les modes de défaillance sont classés par niveaux de criticité ou de gravité.
10    Dans chaque classe de risque, chacun des modes de défaillance est soumis à un questionnaire précis destiné à envisager toutes les conséquences possibles, déterminer les actions et mesures préventives et/ou curatives et prédéfinir les modes opératoires correspondants :
·    Quelles sont les conséquences de chaque défaillance pour le système et/ou pour son environnement matériel, naturel ou humain ?
·    Le dysfonctionnement et l’altération qui en sont la cause sont-ils perceptibles ?
·    Quelle est la fréquence prévisible ou la probabilité de la défaillance ?
·    Peut-on prévenir la défaillance ou en réduire les conséquences par une modification du système ? (Fiabilité des éléments, redondance des sous-systèmes, déconcentrations, mesures d’isolement, perceptibilité des altérations, consignes d’emploi ou de surveillance etc.).
·    Peut-on accepter et sait-on définir des fonctionnements temporaires en mode dégradé ?
·    Sait-on définir une opération de maintenance qui permettra de rendre au système ses performances, sa sûreté de fonctionnement, sa disponibilité et assurera la pérennité de la compatibilité de ses éléments entre eux et avec l‘environnement?
·    Quelles seront la fréquence et les modalités de cette opération ?
·    Quels seront les coûts respectifs des conséquences pour le système et/ou pour son environnement de chaque défaillance et des mesures correctives envisageables ? (Personnel, matériel, logiciels, servitudes techniques, stocks, infrastructure, documentation, formation, transports, support industriel, vulnérabilités etc.)
11    Le choix des solutions nécessite de nombreuses itérations où s’entremêlent les implications opérationnelles, techniques, logistiques, environnementales, humaines, économiques et souvent même sociales et politiques.
12    Le résultat de l’étude se présente sous la forme d’un document définissant un système de prévention. Ce document prépare la définition des dispositifs techniques, des consignes ou des manuels qui régiront l’utilisation, la maintenance, la surveillance, l’intervention d’urgence et de secours, pour le système, pour chacun de ses composants et parfois même pour son environnement.
13    L’étude systémique des risques doit être entreprise le plus en amont possible du déroulement de tout projet dont il constitue l’un des éléments déterminants.
14    La lourdeur de la démarche vers la sécurité a son coût. La légèreté peut avoir le sien.


2009-05-09

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L’analyse fonctionnelle
1    L’analyse fonctionnelle a pour finalité de définir, de hiérarchiser et d’articuler entre elles les missions ou les fonctions dévolues :
·    à un système pris dans son ensemble,
·    à tous les sous-systèmes ou éléments appelés à entrer dans sa constitution.
Elle peut concerner un système à créer ou un système existant pour lequel des modifications importantes sont envisagées.
2    Cette phase essentielle de la conduite d’un projet est un préalable :
·    à la définition de la structure du système,
·    à l’analyse de sa valeur,
·    à la détermination qualitative et quantitative, et par là l’évaluation des coûts globaux, des moyens nécessaires à sa production, à sa mise en œuvre et à sa possession
3    Cette étude s’inscrit dans le long terme et doit prendre en compte les aspects connexes tels que la maintenance, les modifications et le support logistique pour tenter de bien orienter la totalité de la vie du système, depuis sa conception jusqu’à son élimination.
4    Pour chacun des niveaux de décomposition du système, les missions et fonctions sont décrites et définies précisément par des paramètres quantitatifs visant à préciser les interactions et les échanges :
·    du système avec son environnement,
·    des sous-systèmes et sous-sous systèmes entre eux.
5    Les interdépendances, les contraintes et les échanges doivent être examinés et autant que possible quantifiés, et ce, quelle qu’en soit la nature. (Mécanique, thermodynamique, physico-chimique, électromagnétique, informationnelle, informatique, opérationnelle, logistique, économique, etc ).
6    Les fonctions sont structurées par ensembles homogènes destinés à préparer les meilleurs compromis entre la complexité et l’autonomie des structures et sous-structures du système.
7    Le positionnement et le déplacement éventuel des frontières entre système et environnement et entre sous-systèmes doivent tendre à réduire ou à optimiser les interdépendances, les contraintes et les échanges. Les critères principaux de l’optimisation émanent souvent des contraintes concernant la sécurité, l’efficacité opérationnelles et les considérations économiques.
8    Le choix des solutions nécessite de nombreuses itérations où s’entremêlent les implications opérationnelles, techniques, logistiques, environnementales, humaines, économiques et souvent même sociales et politiques.
9    Quelle que soit l’ampleur et la durée du projet, le choix des personnes est primordial pour pouvoir allier le professionnalisme qui requiert une spécialisation certaine et l’aptitude au dialogue qui requiert

2009-05-09

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L’analyse systémique de la maintenance
1    Le système soumis à l’étude peut être créé par l’homme ou avoir une existence naturelle. Il peut être de nature matérielle ou immatérielle. Il est plus ou moins complexe, plus ou moins hétérogène. Il peut exister, être en cours de développement ou être à l’état de projet.
2    Le système est décomposé en sous-systèmes et sous-sous-systèmes en répétant cette opération jusqu’aux composants élémentaires. Tous ses éléments font l’objet d’une description détaillée.
3    Pour chacun des niveaux de décomposition, les modes potentiels de défaillance sont recherchés, répertoriés et décrits.
4    Chacun des modes de défaillance est soumis à un questionnaire précis destiné à en envisager les conséquences et les parades préventives et/ou curatives ainsi que les modes opératoires correspondants :
·    Quelles sont les conséquences de chaque défaillance pour le système et/ou pour son environnement matériel, naturel ou humain ?
·    Le dysfonctionnement et l’altération qui en sont la cause sont-ils perceptibles ?
·    Quelle est la fréquence prévisible de la défaillance ?
·    Peut-on prévenir la défaillance par une modification du système ? (Fiabilité des éléments, redondance des sous-systèmes, perceptibilité des altérations, consignes d’emploi etc.).
·    Peut-on accepter et sait-on définir des fonctionnements temporaires en mode dégradé ?
·    Sait-on définir une opération de maintenance qui permettra de rendre au système ses performances, sa sûreté de fonctionnement, sa disponibilité et assurera la pérennité de la compatibilité de ses éléments ?
·    Quelles seront la fréquence et les modalités de cette opération ?
·    Quels seront les coûts respectifs des conséquences pour le système et/ou pour son environnement de chaque défaillance et des mesures correctives envisageables ? (Personnel, matériel, logiciels, servitudes techniques, stocks, infrastructure, documentation, formation, transports, support industriel, vulnérabilités etc.)
    5    Le choix des solutions nécessite de nombreuses itérations où s’entremêlent étroitement les implications opérationnelles, techniques, logistiques, environnementales, humaines, économiques et souvent même sociales et politiques.
    6    Le résultat de l’étude se présente sous la forme d’un document définissant un système de maintenance. Il est le précurseur des manuels d’utilisation et de maintenance du système et de chacun de ses composants.
    7    L’étude systémique de maintenance doit être entreprise le plus en amont possible déroulement du projet dont il constitue l’un des éléments déterminants.

2009-05-09

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L'analyse systémique en douze points
1    Comme de nombreuses méthodes nouvelles, l'analyse systémique est fondée sur la Théorie des Systèmes. Le dictionnaire Larousse précise qu'elle « envisage les éléments d'une conformation complexe, les faits (notamment les faits économiques), non pas isolément mais globalement, en tant que parties intégrantes d'un ensemble dont les différents composants sont dans une relation de dépendance réciproque. »

2    Les finalités, les fonctions ou les missions du système étudié sont décomposées en éléments et formulées avec précision.

3    Qu'il existe ou soit à réaliser, le système est décomposé en sous-systèmes et sous-sous-systèmes etc... jusqu'à chacun de ses éléments considérés comme insécables.

4    Chacun des composants du système est défini et décrit avec précision. Ses liens d'interdépendance avec les autres éléments du système et avec l'environnement sont déterminés et mis sous forme de paramètres quantifiables. Ces paramètres sont destinés à caractériser les modes de fonctionnements et les contraintes imposées au système considéré dans son ensemble et dans chacune des ses parties.

5    Les liens d'interdépendance, à tous les niveaux, entre sous-fonctions et sous systèmes sont précisés pour décrire et (re)définir les fonctions et les structures. Il est souhaitable qu'à chaque élément de structure corresponde une mission ou une fonction.

6    Tous les paramètres et toutes les contraintes externes sont collationnés classés et structurés afin d'être traités par voie informatique, soit globalement, soit au niveau des sous-systèmes ou sous-sous-systèmes pour donner à chacun la plus grande autonomie.

7    Les flux d'échange des ressources et des informations entre les éléments du système et avec l'environnement sont précisés, quantifiés, modélisés.

8    Les redondances fonctionnelles, matérielles ou logicielles doivent être éliminées sauf si elles sont nécessaires pour assurer la sécurité de fonctionnement.

9    Différents modes de fonctionnement, structures et stratégies sont décrits, simulés, synchronisés et mis au point par itérations afin d'être sélectionnés et optimisés

10    L'évaluation des coûts d'étude, de réalisation et de possession doit intervenir le plus en amont possible de l'étude dont elle fait partie intégrante.

11    Il est souhaitable de réaliser une cohérence, et/ou une concordance, entre les structures du système, les structures humaines et les structures économiques qui contribuent à sa définition, à sa mise en oeuvre, à son contrôle, à sa maintenance et à ses financements.

12    Non seulement l'objet du projet, mais le projet lui-même peut être traité comme un système.

2009-05-09

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La théorie des systèmes en onze principes simples
1    Dans cette théorie, qui nous vient d'Amérique, le système est considéré comme un ensemble d'éléments interdépendants organisés en vue de l'exécution d'une mission ou de la contribution à une fonction.

2    Le système peut être crée par l'homme ou avoir une existence naturelle. Il peut-être de nature matérielle ou immatérielle. Il est plus ou moins complexe, plus ou moins hétérogène.

3    Le système peut-être composé de sous-systèmes qui sont eux-mêmes considérés comme des systèmes. Ces compositions et découpages peuvent être répétés.

4    Un système est contenu dans des limites au-delà desquelles se trouve l'environnement du système.

5    L'environnement est caractérisé par les contraintes qu'il impose au système.

6    L'état du système est défini par un ensemble de paramètres.

7    Gouverner un système c'est maîtriser l'ensemble des paramètres qui définissent ses états successifs.

8    La définition des limites du système est primordiale. Un système défini de manière trop extensive met en jeu trop de paramètres et devient trop vaste pour être gouvernable. Un système défini de manière trop restrictive se voit imposer un trop grand nombre de contraintes pour être gouverné.

9    Optimiser un système, c'est obtenir une valeur précise pour chacun des paramètres qui définissent la suite des états du système et caractérisent son bon fonctionnement.

10    Sauf exception, la réunion de sous-systèmes optimaux ne constitue pas un système optimal.

11    En corollaire, on ne peut pas optimiser un système sans rendre non optimal le fonctionnement de l’une au moins de ses parties.

Ces quelques principes permettent déjà d'appréhender le fonctionnement et les troubles de bien des systèmes...

2009-05-09

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Méthodes
Pays des lumières, la France aime les méthodes.

Depuis le grand système de pensée jusqu’à la petite combine, tout est érigé en système.
Depuis Descartes jusqu’au Docteur Coué chacun a eu, a ou aura sa méthode.
De la bucolique Merise à la tendre Melisa en passant par la mystérieuse MSG, nous avons bien des beautés à découvrir. Nous les ferons parler, certaines avec un léger accent, américain ou japonais.

Mais, comme la méthode est notre seconde nature, nous la naturalisons.
Ici en France, la méthode on la construit, on la divulgue, parfois même on la révèle, on l’enseigne, on la vend. Mais on l’applique peu.
Et c’est bien dommage. Car si tout n’est pas bon chez elle, tout n’est pas à jeter.

Aussi nous a-t-il paru utile d’entreprendre un petit tour des méthodes qui fleurissent dans notre activité économique.

Avec une méthode d'un cartésianisme modéré, nous tenterons de les dénombrer avec des omissions mais sans trop de répétitions, de les mettre en doute sans trop de prévention, de les analyser sans trop de minutie, de synthétiser sans trop d’abstraction leurs vertus et leurs limites. Nous vous donnerons sur chacune un avis lapidaire et subjectif sur les possibilités qu’elles offrent aux entreprises.

Il nous semble en effet, qu’avec l’informatique, les méthodes sont en bonne place de la panoplie des moyens qui nous permettront de nous adapter aux temps difficiles qui s’annoncent.
Mais nous savons déjà qu’aucune panacée n’existe et que les outils ne sont rien sans les hommes qui s’en servent.

Notre premier article abordera la théorie des systèmes et le suivant, l’analyse systémique.

2009-05-09

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